L'AME DU Zanskar

Août à Octobre 2013

2 mois avec les nonnes bouddhistes

200 km de trekking seule à travers l'Himalaya

 

Mon itinéraire au Zanskar

 

Zanskar - Zangla (vue de l'ancien palais)

Tout commença par un rêve. Ou plus exactement un songe. Un de ceux qui vous laissent une étrange impression lorsque, à regrets, vous vous éveillez.

Je me trouvais sur un plateau, entourée de majestueuses montagnes ocres, que je voyais pour la première fois. En contre-bas, le rugissement lointain d'une rivière venait rompre le silence. Le lieu entier inspirait une rare quiétude. Sur ma droite, un imposant rocher portait en son centre un objet fascinant, exposé telle une oeuvre d'art. C’était une grosse sphère aux couleurs du soleil, entourée de pétales bleus roi et ornés de délicates peintures d'or. Un homme s’approcha de moi. Vêtu d’une longue robe rouge et bleue, il s’arrêta, me regarda, et me souria. Face à moi, je contemplai le visage de la paix.

Tout commença par un rêve. Ou plus exactement un songe. Je me trouvais sur un plateau, entourée de majestueuses montagnes ocres, que je voyais pour la première fois.

J'ai très vite pensé que cet objet mystérieux pouvait être une fleur de lotus bleu, établissant des liens clairs avec le bouddhisme. J’en savais peu sur cette religion. Aussi était-ce un appel à en apprendre davantage. 

Nonnes du Zanskar - Pichu

Les mois passèrent et je mis de côté ces préoccupations jusqu'à ce que je tombe sur un livre sur les nonnes bouddhistes. Si la vie était pleine de signes, cela pouvait en être un.

Guidée par mon intuition, je décidai d’aller dans un endroit où je pourrais en savoir plus sur le bouddhisme. La lecture de ce livre avait naturellement éveillé mon désir de découvrir la vie des nonnes, et plus particulièrement, de celles qui vivaient dans une région éloignée, sauvage et montagneuse, où les traditions étaient encore fortes. 

Le Zanskar apparut comme l'endroit de mes rêves. J’y passai deux mois, dans trois nonneries différentes (Karsha, Pichu et Zangla), à découvrir un univers spirtuel fascinant, emprunt d’amour et de compassion. Une grande complicité s’installa entre les nonnes et moi. Elles me baptisèrent Linda Dolma, ce qui signifie Linda Longue Vie. Chacun de leurs sourires, chacun de leurs regards est resté gravé en moi. Leurs prières quotidiennes sont devenues une musique qui me berce encore, plus d’un an après.

Le Zanskar apparut comme l’endroit de mes rêves.

Lorsqu’il me fallut partir, je décidai de ne pas prendre la route. Je désirais marcher seule parmi ces montagnes que j’avais admirées quotidiennement. Forte des conseils des villageois, je traversai alors pendant 10 jours la chaîne himalayenne du Zanskar, sans croiser une seule personne jusqu’à mon arrivée. Pour certains, ce fut un miracle que j’y parvienne sans incident. Pour moi, ce fut juste le chemin que je devais prendre.

Je traversai alors pendant 10 jours la chaîne himalayenne du Zanskar, sans croiser une seule personne jusqu’à mon arrivée. Pour certains, ce fut un miracle que j’y parvienne sans incident. Pour moi, ce fut juste le chemin que je devais prendre.