AU COEUR DU MONDE

Un itinéraire vers l'autre et soi-même

Bienvenue sur le site de Linda Bortoletto. A la clé : un itinéraire au coeur du monde, vers l'autre et soi-même.

TRAVERSEE DU KIRGHIZISTAN

 Juillet et Août 2014

1200 km en courant & à vélo

 

«Tu vas où cette fois-ci ? Au Kirrr...stan ? C'est pas dangereux ce pays ? » Etonnant comme l’inconnu peut effrayer, d’autant plus lorsqu’il se termine en stan. Etonnant également comme ce même inconnu agit exactement de façon opposée sur moi : ce pays m’attirait.

Pour celui qui affectionne les montagnes - et c’est mon cas - le Kirghizistan est une petite merveille (lisez la description du pays ici). La culture nomade, fortement liée à la culture équestre, y est très présente. Logiquement, j'aurais donc dû partir à la découverte de ce pays à cheval. Mais cette fois-ci, je souhaitais coupler le voyage avec une autre composante : le sport.

Le sport, c'est un moyen de mieux connaître son corps et de mieux se connaître soi-même. C’est un moyen de se recentrer sur soi pour mieux s'ouvrir à l'autre. En outre, mon sport favori - la course à pied - me permet de me mettre à l’épreuve tout en étant en contact avec la nature. Rien de tel que de fouler la terre pour l'écouter et la comprendre. Pour ressentir ses formes et ses reliefs.

Le sport, c’est un moyen de mieux connaître son corps et de mieux se connaître soi-même. C’est un moyen de se recentrer sur soi pour mieux s’ouvrir à l’autre.

Je me donnai ainsi 40 jours pour sillonner le Kirghizistan en courant et, pour me permettre de réaliser de plus longues distances, je décidai d’ajouter une dose quotidienne de vélo. La solution pour enchaîner ces deux disciplines ? Partir avec un co-équipier autant adepte de course à pied et du voyage que moi. Lorsque l’un pédale, l’autre court. Simple et efficace. L’affaire fut ainsi bouclée.

Depuis Bishkek, capitale du Kirghizistan, jusqu’au lac Yssik Kul, en passant par les déserts et les canyons de la vallée de Susamir, puis les paysages alpins de la réserve de Naryn, nous courions chaque jour environ 20 kilomètres puis pédalions 20 de plus à des altitudes variant de 1600 mètres à 3500 mètres. Les températures passaient de 40°C à 5°C. Les moments de grande forme physique cédaient la place à des moments de grosse fatigue.

Mais toujours, la volonté reprenait le dessus, soutenue par la beauté des paysages traversés, et par ces rencontres fortuites qui nous offraient le gîte, un sourire ou un encouragement.

Mais toujours, la volonté reprenait le dessus, soutenue par la beauté des paysages traversés, et par ces rencontres fortuites qui nous offraient le gîte, un sourire ou un encouragement.

Les kilomètres défilaient et j’éprouvais chacun d’entre eux dans le moindre détail. Je souhaitais mesurer mes limites, les repousser et peut-être les atteindre. Ce fut chose faite lorsque le séjour toucha presque à sa fin : à la dernière étape, je m’effondrai en criant sans y croire « C’est fait ! Je l’ai fait ! »

Les kilomètres défilaient et j’éprouvais chacun d’entre eux dans le moindre détail.
 
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